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TraditionsLe Marais est un milieu très particulier qui a donné lieu à de nombreux us et coutumes. |   Au Pays des Marouins : Le Marais DesséchéC'est dans ce paysage que la gestion de l'eau de tout le marais se décide. Gérés par des Syndicats de Marais les niveaux de l'eau douce qui arrose les deux marais sont décidés en Marais Desséché en accord avec les Marais Mouillés, car l'équipement hydraulique se fait surtout ici : écluses, bondes.
Les maisons, appelées "Cabanes" étaient plus grandes que les huttes des maraîchins. Cependant, elles restaient de taille modeste et de plain pied. Ceci s'explique par le manque de pierres (les seules pierres sont sur le site des anciennes petites îles) et par la difficulté de l'acheminement, sur des chemins de terre argileuse glissants par temps humide, ou par barques, mais aussi par la puissance du vent les jours de tempête, car nous avons un climat maritime et peu d'arbres pour nous en protéger.
Chaque habitant avait un droit de ramassage des bouses. En effet, le bois était un bien rare dans le marais, il servait en priorité à faires des outils, ou à alimenter les fours des boulangers. Le combustible le plus économique était donc les bouses qui servaient aussi bien à cuire les aliments qu'à se réchauffer. |
|  | | Le Marais Desséché en hiver : l'inondation n'est que partielle et très limité | |
|  Au Pays des Maraîchins : Le Marais Mouillé | Les maraîchins habitaient dans des maisons appelées "huttes". Soumis au rythme des inondations des prés, leur vie comportait deux grandes périodes. Aux beaux jours, les "huttiers" faisaient paître leurs bêtes dans les communaux. Dans le Communal de Vouillé les Marais, le ramassage des bouses afin de s'en servir comme combustible, se pratiquait aussi.
L'hiver, l'eau envahissait peu à peu le marais. Le communal, naturellement plus creux, s'inondait très rapidement. C'est alors que la pêche, déjà très présente en été, prenait toute son ampleur. A l'aguets dans leur "plate", barques à fond plat, les pêcheurs utilisaient leur "pigouille", bâton à pointe bifide, pour avancer. Parfois, ils utilisaient directement la foëne, un engin de pêche que vous pourrez découvrir au Petit Musée à Vouillé les Marais. Aujourd'hui les communaux, qui avaient perdu peu à peu de leur intérêt aux yeux des agriculteurs, ont commencé à revivre sous l'impulsion du Parc Interrégional du Marais Poitevin. N'hésitez pas à aller voir à la fin du mois d'avril, le lâcher des bêtes dans les communaux ! Un moment incroyable où les bêtes se ruent à l'entrée de ces grands prés, se roulent, meuglent, hennissent ... Rendez-vous à Nalliers, au Poiré sur Velluire ou au Langon.
A cette période s'exerçait aussi la chasse à la vache. Une vache dressée spécialement à cet effet protégeait le chasseur de la vue des proies. Elles ne se méfiaient pas de la vache. Le chasseur, une fois placé suffisamment près, posait le canon de son fusil sur le dos de la vache et tirait. Il évitait ainsi un trop grand recul. L'histoire nous dit qu'un chasseur maladroit aurait tué sa vache... |
|  | | Le marais Mouillés en hiver |
|  Le parlanghe | Autrefois dans le Marais Poitevin on parlait une langue (ou parlanghe) faisant partie du "Poitevin-Saintongeais". Si aujourd'hui il n'est plus beaucoup parlé, il n'est pas pour cela oublié. Des journaux et revues contemporaines sont encore édités. Dans ce "parlanghe", tels "Subiet" et "Bernancio".
François GUSTEAU, né en 1699 à Fontenay-le-Comte et curé de Champagné les Marais de 1722 à 1730, nous a laissé une oeuvre écrite en poitevin : "La Misère des Paysans" et de nombreux chants et poèmes.
Jules GUERIN (1840-1907) poète de L'Ile d'Elle, a écrit aussi en poitevin pour raconter son pays. |
|   Les animaux typiquesLe Baudet Le Baudet du Poitou est en voie de disparition. Il est utilisé pour créer les mules poitevines. Les meilleurs, dit-on, ont de bonnes " bourailles " (sortes de dreadlocks). |
| Le cheval de trait poitevin Probablement créé dans notre canton, c'est le produit du croisement entre les juments vendéennes et les frisons et brabançons amenés par les Hollandais, arrivés sous Henri IV, d'où le poil long, fourni et ondulé. |
| La mule poitevine Elle résulte du croisement entre une jument de trait poitevine et un baudet. Les mules et mulets sont stériles. Il possède les atouts de ces deux géniteurs : force et finesse. |
| La Poule Marans Cette poule typique de la région pond des oeufs couleur "chocolat" très caractéristiques. La première sélection véritable de la marans a été mise en place par Mme Rousseau de l'Ile d'Elle en 1921. C'est donc une poule trés locale ! |
| Oie grise du Marais Poitevin Très proche de l'oie sauvage, l'oie grise du Marais Poitevin montre une grande rusticité. Elle est très adaptée aux prairies humides et joue un rôle écologique complémentaire à celui des herbivores du marais communal. L'élevage de l'oie grise du Marais Poitevin est relancé. Elle présente des qualités gustatives qui en font une valeur sûre de nos traditions festives et gastronomiques.
L'oie blanche du Poitou est renommée pour la qualité de sa chair, de ses plumes et de son duvet d'un blanc impeccable. Elle était plumée plusieurs fois par an. Elle était également très prisée pour la production de peaux et de cuirs. Son élevage était principalement fermier.
La chèvre poitevine est plutôt grande. Sa robe est noire et blanche et son poil est long. Elle a été au cœur de l'économie poitevine durant plusieurs siècles. C'est une excellente laitière : plus de 800 litres de lait par an. Elle produit du lait transformé dans les coopératives fromagères locales.
La Maraîchine est une vache réputée pour sa robustesse et sa résistance, également pour sa polyvalence et sa rusticité. Cette vache est particulièrement adaptée aux prairies de marais. Elle apprécie l'élevage dit extensif (élevage sur de vastes prairies et non en stabulation). La vache maraîchine est capable de supporter l'alternance de conditions extrêmes : la sécheresse et l'humidité du marais. Elle peut brouter des prairies de qualités très différentes sans le moindre problème parasitaire. Sa particularité est d'avoir la langue bleue ! | |  |
| |  Métiers d'hier | L'environnement des marouins et des maraîchins, à la fois rural et lié à l'eau créé des métiers parfois surprenants... Quelques exemples choisis :
- Les pêcheurs en mer : certains pêcheurs de Champagné les Marais partaient pêcher la baleine.
- Les saulniers des marais salants de Champagné les Marais devaient payer de lourdes taxes aux douaniers pour exploiter le sel.
- L'exploitation de la vigne a dû être arrêtée lors de l'apparition du phylloxéra, mais a existé dans le marais.
- Les coopératives laitières de Sainte Radegonde des Noyers, Le Gué de Velluire et Champagné les Marais ont marqué la vie économique de notre région.
- Le Forgeron, essentiel dans la vie rurale, permettait les réparations et créations d'outillages indispensables à l'agriculture. La forge était le lieu de vie et de rencontre de tout le village. A voir : le musée de la forge de La Taillée
- Un garde barrière contrôlait les portes pour se rendre dans le communal de Vouillé les Marais.
- Le "métier-clef" de l'éclusier, pour le contrôle des niveaux d'eau existe encore aujourd'hui, mais s'est heureusement beaucoup modernisé, grâce à l'électricité.
- Les fours à chaux de Champagné les Marais ont employé du personnel à la création des briques et des tuiles pendant plusieurs années : les entreprises Daviet Guérin et Brousse .
Bien d'autres métiers ont existé, comme les vanniers, mais beaucoup ont aujourd'hui disparu au fur et à mesure que le marais se modernisait. |
|  Danses d'ici | Deux associations oeuvrant pour la sauvegarde et la valorisation de la culture poitevine et pour la diffusion des musiques et danses traditionnelles ; elles animent des soirées avec des bals poitevins et des veillées à danser.
Vous pourrez rencontrer ces groupes, les "Cibalous" et les "Saut'Fossés", lors de fêtes locales et en particulier à la Maison du Petit Poitou pour les fêtes du four en été.
Les costumes traditionnels portés par les danseurs peuvent être retrouvés au Petit Musée de Vouillé les Marais et à La Maison du Petit Poitou à Chaillé les Marais.
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