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Les villages des Isles du Marais poitevin

 Chaillé-les-Marais

Commune classée « commune touristique ».

L’origine du nom Chaillé provient de l’ancien français du Bas-Poitou « Chaill » ou « chail » qui signifie caillou ou rocher. Cette appellation fait référence à la topographie du terrain, puisque l’îlot calcaire de Chaillé domine le marais.

Chaillé-les-Marais, au cœur du Marais Poitevin.

La commune est installée sur un îlot calcaire au milieu des étendues de marais. L’horizon est quadrillé de canaux rectilignes creusés par la main des hommes. Son église, visible de  part et d’autre des routes d’accès, est un repère pour le voyageur. Le paysage est changeant sous la luminosité du soleil maritime. Ce village paisible est au cœur du Marais. Son histoire est celle du Sieur de Velluire, des assècheurs, de Pierre Siète, du Syndicat de Marais, du Maître de Digues…

A l’Ouest…

Sainte-Radegonde des Noyers

Le village tient son nom de Sainte Radegonde, dont la vie est présentée sur les vitraux de l’église. Radegonde est née en 520. C’est la fille du roi de Thuringe. Elle est emmenée en captivité par le roi franc Clotaire, fils de Clovis, qui l’épousera lorsqu’elle sera devenue adulte. Radegonde assure pleinement son rôle d’épouse et de reine pendant quelques années, mais désire se consacrer à Dieu.

Tout comme Chaillé-les-Marais, le village s’est installé sur une ancienne île. En bordure de la baie de l’Aiguillon, une partie est protégée par la réserve naturelle. C’est ici qu’on peut admirer les ouvrages d’art comme la porte des Grands Greniers ou encore le grand canal du Clain qui évacue l’eau à la mer.

Puyravault

A la fin du XIIème siècle, l’ordre des Templiers est représenté en Bas-Poitou par la Commanderie de Puyravault. Cette installation a laissé des traces dans le village, et notamment la Maison des Grands Greniers, qui servait à la Commanderie et dont la Charpente est classée aux monuments historiques, tout comme l’église.

Champagné les marais

Il s’appelait Campaniacum et comme les autres, le village est édifié sur une ancienne île. Plusieurs haches en pierre polie de l’époque préhistorique y ont été retrouvées. Elles attestent d’une occupation humaine très ancienne du village. Des archives montrent qu’il y avait des pêcheries, des marais salants et que les habitants étaient tournés vers la mer. Les premiers travaux d’assèchement sont menés en 1150 et le premier canal creusé s’appelle l’Etier du bois du Roy.

Un château a existé à Champagné, et après sa destruction, un certain nombre de ses éléments du XVIIème siècle a été réemployé dans divers bâtiments de la commune, comme à la métairie de Bel Air ou pour le porche de l’église.

Vers l’est…

Vouillé-les-marais

Le village est sur une île basse qui n’a pas été asséchée en même temps que les autres. Vouillé-les-marais est une frontière entre marais mouillé et marais desséché et c’est d’ailleurs pour cela que subsiste un communal. Dans les années 1970/1980, les anciennes terrées y ont été arrachées et transformées en terres céréalières, transformant le paysage et les pratiques agricoles.

La Taillée

C’est une commune « nouvelle » car elle a été déclarée comme telle en 1906. Comme sa voisine, le paysage de cette commune a été entièrement modifié. Subsiste un petit bois, une ancienne terrée, toujours entretenue : le Bois des Laves. L’architecture de la commune est digne de celle de la Garette (79) : c’est un village rue typique où les maisons sont collées les unes aux autres, découvrant des venelles pour garantir les anciens accès à l’eau.

Le Gué de Velluire

Le village est situé à l’entrée historique du Golfe des Pictons. Cette presqu’ile tient son nom d’un passage à Gué qui aurait existé pour transiter d’une île à une autre.

Ancien marais mouillé, chaque maison du bourg avait son port avec son « quaireux » (bien privé) pour y déposer ce qu’on transporte par bateaux, afin de le reprendre soit en brouette soit en charrette. La grande et la petite cale, elles, sont publiques, chacun peut y accoster pour y débarquer.

La rivière Vendée traverse le village. C’est une magnifique voie de communication vers Fontenay-le- Comte, Marans et La Rochelle. Le chemin de halage  était utilisé pour remonter le courant jusqu’à Fontenay le Comte.

La commune a été très longtemps reconnue pour sa grande laiterie coopérative qui fournissait du beurre au marché des Halles de Paris.

Aujourd’hui, c’est un village paisible qui vit au rythme de la Vendée.

L’Ile d’Elle

C’est le seul village qui porte en son nom le caractère insulaire des Isles du Marais poitevin.

L’Ile d’Elle est habitée depuis très longtemps comme l’attestent de nombreux vestiges. Au XIIIème siècle, elle dépend de la paroisse de Marans en Aunis. La Révolution rattache l’Ile d’Elle à la Vendée en 1791.

Au XIXème siècle, le village se développe avec les travaux de régularisation des crues, la création d’une route et la venue du chemin de fer (1871). L’agriculture et l’élevage progressent et nécessitent la création de moulins et de laiteries. L’argile extraite du marais alimente tuileries et briqueteries. L’Île d’Elle est également connue pour ses nombreux vanniers (près de 200).

Aujourd’hui, au lieu-dit « Le Gouffre », on peut s’étonner de l’audace hydraulique des ingénieurs de l’époque qui, à travers trois radiés édifiés en 1715, permettent à la rivière Vendée de passer au dessus du Canal de Vix, sans se mélanger !

Au Nord…

Moreilles

Le village est célèbre pour la présence en ces lieux d’une des Abbayes fondatrices du Marais poitevin, comme Maillezais ou Nieul sur l’Autize. Aujourd’hui disparue, il reste la mémoire et les archives pour honorer le travail des moines. Surnommée, « la perle du marais », la riche abbaye fut pillée et détruite pendant les guerres de religions, reconstruite, puis vendue comme bien national après la Révolution française. Abandonnée, aujourd’hui c’est en partie une propriété privée.

C’est en ces lieux qu’en 1646, l’évêque de Luçon concède au syndicat de Marais du Petit Poitou l’assèchement des terres.

Nalliers

Entre plaine et marais, Nalliers est riche de son communal : 113 ha de prairie naturelle inondable, appartenant  à la commune. Depuis le 12ème siècle, les éleveurs y font pâturer leurs troupeaux en commun. Il est issu des grands travaux d’assèchement du Marais Poitevin et a toujours connu une forte présence humaine, comme en témoigne les huttes, ces habitations basses qui le bordent. Les huttiers y pratiquaient une agriculture vivrière, la pêche et la chasse.

Le communal est en parti bordé par la Réserve Biologique départementale, une terrée qui accueille de nombreuses espèces animales et qui préserve le paysage typique du marais mouillé.

La commune est aussi riche d’un des derniers moulin du Marais poitevin. Le Moulin du Champ de la Truie daterait de la seconde moitié du XIXe siècle et possédait une toiture d’essences de châtaignier. A Nalliers (et Montreuil St Martin, commune voisine), il existait 18 moulins au XIXe siècle.