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Histoire du marais

Pour découvrir notre nouvelle destination rendez-vous sur le nouveau site Internet de « Sud Vendée Littoral »: Marais poitevin, vignobles, plages tout ces espaces naturels vous y seront présentés.

La formation du marais

Le Marais poitevin doit son origine à un vaste plateau calcaire érodé lors de la dernière grande glaciation. L’importante baisse du niveau marin qui survient entre 80 000 et 10 000 ans avant notre ère entraîne une augmentation de la puissance des cours d’eau.

Les formations les plus tendres s’érodent plus vite, formant progressivement une vaste cuvette. Au milieu de celle-ci subsistent des   » buttes », correspondant à des terrains calcaires plus résistants : Les ISLES du MARAIS POITEVIN

Autrefois… la mer


Il y a environ 10 000 ans, le niveau des mers amorce une lente remontée qui conduit au comblement progressif du golfe, dit  » Golfe des Pictons  » (nom d’une peuplade qui vivait sur les pourtours du golfe à l’époque gallo-romaine).

L’aménagement du marais

Jusqu’au Moyen-âge, le Golfe des pictons s’envase. Vers l’an Mille, Guillaume V le Grand fonde l’actuelle abbaye de Maillezais. En 1068, l’abbaye Saint Vincent de Nieul-sur l’Autise reçoit très vite le soutien des puissants comtes du Poitou. La légende raconte que la duchesse Aliènor d’Aquitaine, reine de France, y serait née.

Autour de cette puissante famille, des seigneurs locaux font leur apparition : on retiendra le nom de Pierre de Velluire, seigneur de Chaillé. Tous envisagent la mise en valeur des marécages alentour.

Abbaye MaillezaisL’ère des Abbayes

Au XIIIème siècle, les abbayes sont riches et puissantes. Elles vont financer les grands travaux. Le projet est tel, qu’elles vont s’associer et conjuguer leurs efforts. Comme la terre de marais ne leur appartient pas, elles vont demander l’autorisation aux seigneurs locaux. Pierre de Velluire va même donner ses terres en concession, en échange de redevances en nature ou en argent.

Les travaux d’assèchement

Les travaux commencent. Ils consistent à délimiter un espace qui va être asséché. La parcelle est alors entourée par un fossé extérieur et la terre qui a servi à creuser le fossé sert à monter une digue. A l’intérieur de la parcelle, on creuse des canaux qui serviront à évacuer l’eau de pluie. Une fois les parcelles endiguées, il faut les protéger de la mer à marée haute. Chaque embouchure est alors équipée d’une porte à flot ou porte à la mer.

Le Marais desséché se dessine, laissant apparaître trois type de paysages : des terres hautes (la plaine), les marais desséchés et les marais mouillés (zone inondable).

Mais la prospérité et les aménagements du marais ne peuvent perdurer qu’en période de paix.  Or, les anglais et les français convoitent la même terre : le Poitou et l’Aunis.

Les guerres et la remise en état du marais

La Guerre de cent ans éclate et les travaux sont détruits. Les inondations se multiplient et la mer reprend ses droits. En 1526, François 1er ordonne à tous les propriétaires du marais de financer sa remise en état. Malgré les efforts, à la fin du XVIème siècle, le marais n’est plus un espace prospère. Cependant, des commerçants naviguant sur la Sèvre remarquent la facilité avec laquelle le bois pousse, la richesse des potagers, les poissons à profusion.

Devenu roi de France, Henry IV programme « le dessèchement des lacs et marais de France. » C’est Humphrrey Bradley, un investisseur hollandais, qui sera proclamé « maître des digues du royaume ». Il va s’imposer sur les propriétaires du marais et dessécher les terres, de gré ou de force. Les assècheurs obtiennent des privilèges du roi. Cependant, suite à l’assassinat d’Henry IV, Bradley n’a plus le soutien du nouveau roi Louis XIII. Celui-ci renonce au marais.

Le temps des syndicats de marais

Les dessécheurs hollandais se retirent et une nouvelle génération prend le relais autour de 1640. Ils sont fontenaisiens, poitevins, rochelais. Héritiers, négociants, ils sont issus de la société intellectuelle et culturelle de l’époque. En 1641, une déclaration royale accorde à Pierre Siette, un privilège de 20 ans pour assécher les marais du Poitou, d’Aunis et de Saintonge. En 1643, cette déclaration s’étend à toute personne désireuse de mettre en valeur le marais.

sdyndicat petit poiotu

Le syndicat de marais du petit Poitou

Des associations ou syndicats se constituent. Une des premières et des plus puissantes est la Société du marais du Petit-Poitou, constituée par Pierre Siette en 1646. Elle regroupe les anciens associés de Bradley et les nouveaux assècheurs. L’objectif est de valoriser les marais de Chaillé-les-marais, là où les abbayes ont déjà oeuvré au XIIIème siècle. Ainsi est créé le Syndicat de marais du Petit Poitou. A côté du siège social, on édifie une maison. Ce sera le logement de fonction du Maître de Digues dont le travail consistera à garantir les intérêts des financeurs, en maintenant en bon état le marais.

 

Le label Parc Naturel

Depuis le 20 mai 2014, le Parc du Marais Poitevin est labellisé Parc Naturel Régional, par décret ministériel, pour une durée de 12 ans renouvelable.

Ce label est attribué à un territoire rural habité, reconnu pour la qualité de ses paysages, de ses milieux naturels et de son patrimoine culturel et porteur d’un projet de développement durable visant la protection et la valorisation de ces patrimoines.